lundi 10 février 2014

III-Une image des Etats-Unis globalement réaliste, quelque soit l'époque :


Quelle que soit la période, les scénaristes de comics ont fait de tout leur possible pour rendre l’image des USA un minimum réaliste car c'est un passage nécessaire pour en divulguer une certaine image, positive ou négative. Il existe plusieurs moyens pour que les lecteurs ressentent véritablement l'aspect réaliste des comics.

1) Un contexte  souvent inspiré de faits réels

Les super-héros sont souvent reliés à des faits réels marquant pour les populations et notamment dans des conflits mondiaux (2ème guerre mondiale, guerre froide...). Beaucoup d’aventures et de personnages sont inspirés de faits et de personnes réels.

Dans une aventure de Batman, un méchant écologiste appelé Raz al Ghul se plaint que la population ne fait pas assez attention à l’écosystème. Sa première apparition en 1971 est en lien avec les nouvelles problématiques environnementales et, notamment, la course à l’armement ( arme atomique…) très controversée au sein même des Etats-Unis.En effet, c’est un véritable enjeu environnemental car cette arme s'avère dangereuse pour de nombreux territoires.    

Il devient alors un un “éco-terroriste” voulant retrouver un équilibre dans le monde en tuant chaque individu susceptible de perturber l'écosystème.  








Dans les aventures de Captain America, un autre super vilain apparaît, Red Skull. Ce personnage, apparu pour la première fois en 1940 dans le premier comics Captain America, avait pour but de symboliser la montée du nazisme durant la seconde guerre mondiale.





Les années 1970 marquent l’expansion des pays pétroliers (Arabie Saoudite…) qui font de l’ombre aux USA, leaders sur le marché du pétrole jusque alors. Et là encore, on retrouve ces pays émergents représentés dans des comics et plus précisément sous les traits de Farouk Al-Fasaud, un ministre du pétrole prêt à tout pour s’enrichir. Il apparaît pour la première fois dans le numéro 308 des 4 Fantastiques, parut en 1987 dans lequel il est le vilain, preuve que ces pays sont en travers de l’expansionnisme des USA .








2) une représentation réaliste de la population américaine pour que les lecteurs puissent s’identifier à travers leurs héros :

Le fait que le lecteur,surtout s’il est adulte,  puisse s’identifier à son héros existe depuis le début des comics, même si cet aspect fut renforcé durant l’âge moderne avec la création de super-héros adolescents (voir ci dessous).
En dehors de leur “super” vie, la plupart des super-héros a un métier (Bruc Wayne, est à la tête de l’empire Wayne enterprise quand il n’enfile pas son costume sombre de l’homme chauve souris), sa vie amoureuse (Clark Kent entretient une relation amoureuse avec la journaliste Loïs Lane, une des  rares humaines à connaître l’ego de Clark : Superman)... ces caractéristiques sont utilisées  pour rendre  les super-héros plus humains.














Depuis toujours, le public adolescent a été l’un des principaux cœurs de cible des Comics, ce qui explique certains partis pris dans la création des personnages.Il n’est pas insolite de remarquer un personnage aidant un super héros dans ses quêtes et étant moins âgé que son mentor (Robin pour Batman, Speedy Pour Green Arrow…). Le but d’un tel personnage, au delà de permettre certains retournements de situation, est que les lecteur adolescents puissent s’identifier et “vivre” le comics.










D’ailleurs, dès l’âge moderne, ce lectorat s'accroît de plus en plus, poussant les auteurs de comics à créer des Super-Héros adolescents, tels que Spiderman, Kick Ass… qui ont, tout comme leurs fans, une petite amie (Mary Jane Watson, la petite amie de Peter Parker alias Spiderman par exemple), des études, et parfois même un job (Parker est photographe pour le quotidien Daily Bugle). 





Ce rapprochement des lecteurs vers les super-héros n’est pas sans avoir influencé le quotidien de certains “super” fans.

3) Les “ real life super heroes”

Depuis quelques années, une nouvelle forme de Super-héros est apparu aux États-Unis. Leurs sources d'inspiration sont les films de super-héros et les comics. Le jour, ces héros du quotidien sont “monsieur tout le monde” ayant une profession et menant une vie normale. Ils sont traders, étudiants, certains travaillent dans les médias. Tous les soirs, ils revêtissent leurs costumes de super-héros et combattent les injustices comme ils le peuvent auprès des personnes dans le besoin. Ils sont appelés les “Real life superheroes”
(ou les “ super héros de la vraie vie”, en français).
Tout a commencé en  1985, le Mexique vient de se faire dévaster par un énorme tremblement de terre. Un étrange individu portant un masque de “luchador” (catcheur mexicain) part dans toutes les régions du Mexique qui ont été touchées pour venir en aide aux personnes concernées par cette catastrophe.
Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux ces super-héros ont vraiment pris de l'ampleur. Ils sont agés en moyenne de 16 à 60 ans et viennent du monde entier surtout aux États-Unis pour donner de l’aide aux personnes en situation très difficile. Ce mouvement s’est donc popularisé aux États-Unis: leur effectif dépasse désormais les 400 individus . Il n’y a pas de chef mais une charte doit être signée par les personnes souhaitant intégrer ce groupe.  
Ces justiciers ont principalement deux objectifs: certains se battent contre la pauvreté en distribuant repas, vêtements et boissons; les autres se battent contre l’insécurité dans les quartiers sensibles pour s’interposer en cas d’agressions ou de vols.






  

Voici le portrait d'un de ces super héros français : Citizen French, interviewé par Yann Foreix pour Le Parisien en 2013, suivi d'un court microtrotoire pour savoir ce que les citoyens pensent de ses agissements.



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